Barbecue mongol

February 20th, 2008

Barbecue mongol

Le barbecue mongol, que j’apprécie beaucoup, est un type de restaurant qui devient malheureusement de plus en plus rare à Taipei. Le Gengis Khan (Taipei, Nanjing East Rd. Sec.3, No.176 - 02-2781-5144) semble être un des derniers. Ce n’est probablement pas un restaurant 3 étoiles, mais pour les nostalgiques du barbecue mongol comme moi, il est parfait.
Le principe que l’on peut voir ci-dessous dans la photo montage est de prendre une des quatre viandes disponibles : porc, poulet, agneau ou bÅ“uf dans un grand bol, d’y ajouter sa sélection de légumes/fruits : chou, tomate, germe de soja, ananas, oignon vert, oignon blanc, liseron d’eau et carotte, puis pour finir d’y ajouter une sélection des dix sauces et condiments disponibles.

Ensuite on passe le bol au cuisinier (voir ci-dessus) qui fait revenir le tout sur le grand barbecue. En moins d’une minute, c’est cuit et à votre goût, puisque vous avez fait vos propres choix.
Des buffets d’entrées, de plats divers et de fruits frais sont également disponibles pour compléter le repas.

Le château de Pierrefonds

January 13th, 2008

 

À un peu plus d’une heure de route de Paris, le château de Pierrefonds est une ballade parfaite pour une ballade de printemps ou d’automne qui fera plaisir aux parents comme aux enfants, ce que je peux attester pour l’avoir visité déjà deux fois en famille.

Le château de Pierrefonds est construit dans un style qu’on pourrait qualifier de médiéval-romantique et est absolument superbe à voir, autant de loin que de prêt. Il est situé à la lisière sud-est de la forêt de Compiègne, dans le département de l’Oise, en haut d’une colline qui surplombe le gros bourg du même nom, qui fut une ville d’eau réputée sous le nom de Pierrefonds-les-Bains pendant le Second Empire et au début de la Troisième République avec la construction de la gare ferroviaire.

Le château fut en partie détruit au début du 17e siècle à la demande du Cardinal Richelieu. Il restera en ruines pendant plus de deux siècles avant d’être racheté par  Napoléon 1er en 1810. C’est à la demande de Napoléon III que l’architecte Eugène Viollet-le-Duc entreprit sa restauration, puis sa reconstruction qui dura une vingtaine d’année.

S’il fait beau, de nombreux restaurants permettent de déjeuner au soleil avant ou après la visite du château. Nous avons personnellement choisi Le Kiosque qui offre un cadre assez vaste avec des tables réparties sur une large pelouse et un choix de grillades a prix modéré.

La visite peut être complétée par une ballade en forêt de Compiègne, ou par une visite du Château de Compiègne et son très beau jardin à l’anglaise.

Mes photos : http://france.formose.net/pierrefonds/

Quelques liens :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teau_de_Pierrefonds
http://pierrefonds.monuments-nationaux.fr/fr/
http://pierrefonds-tourisme.com/

À Noisiel, le chinois est un jeu d’enfant

September 9th, 2007

Taiwan aujourd'hui août 2007

L’article ci-dessous a été publié dans le numéro d’août 2007 de Taiwan aujourd’hui .

Comme chaque premier samedi de juin, le 2 cette année, a eu lieu à Noisiel, dans la Seine-et-Marne, non loin de Paris, la fête de l’Esplanade qui permet aux enfants et adolescents de se distraire, aux associations de la ville de faire connaître leurs activités et à tous de déguster des petits plats, exotiques ou non.

Fête de l'esplanade

Chaque année, les festivités sont ouvertes par l’Association franco-formosane (AFF) dont les élèves entonnent plusieurs chansons chinoises. Créée il y a dix ans par Hsu Hua-Li, l’AFF propose des cours de mandarin le mercredi ou le samedi, répartis sur plusieurs nivaux, de l’école élémentaire au lycée. Hsu Hua-li a créé cette école pour répondre aux demandes du grand nombre de familles d’origine asiatique qui habitent Noisiel et les alentours. 

En effet, la commune est multiculturelle. Ses habitants viennent de 80 pays, ce qui signifie dans les écoles des classes multicolores. D’où que l’on vienne, on ne s’y sent donc pas exclu. 

La forte présence asiatique a entraîné l’implantation sur le secteur de plusieurs supermarchés et épiceries asiatiques, et facilité la création des cours de chinois de l’AFF qui compte, cette année, près de 200 inscrits. 

Ce sont pour la plupart des enfants issus de familles de la diaspora chinoise ou de familles mixtes, mais une poignée d’entre eux se sont inscrits par simple attrait pour la langue chinoise. 

Lise, par exemple voulait de son propre chef s’inscrire dès ses six ans, mais elle a dû attendre deux ans, Mme Hsu pensant qu’elle était trop jeune. Aujourd’hui, après sa troisième année de cours de chinois, ses parents sont satisfaits de ses résultats, et elle heureuse de son choix. 

Dans le cas de la famille Liu, originaire du Cambodge, ce sont les parents qui ont souhaité inscrire les enfants aux cours de chinois, car c’est la langue d’usage à la maison. Les trois enfants Liu sont inscrits, l’aîné depuis 9 ans et les deux autres depuis 7 ans. Les trois enfants de Mme Chen, une Chinoise du Laos, suivent non seulement les cours de l’association mais, de plus, vont tous les étés à Taiwan. 

Être d’origine chinoise ne signifie pas forcément que l’on parle le mandarin dans la famille, comme chez les Hou, originaires du Cambodge. Dans leur cas, ce sont les enfants qui ont voulu apprendre le chinois et non pas les parents qui les ont poussés. 

Aliénor, dont le père est français et la mère taiwanaise, est née à Taipei et est arrivée en France à l’âge de 7 ans. Elle suit les cours, non pas pour apprendre à parler le mandarin, puisque c’est sa langue maternelle, mais pour en maîtriser l’écriture. Pour elle, l’avantage des cours de l’AFF est que, comme à Taiwan, on y enseigne le chinois avec les caractères traditionnels, non simplifiés. Le ministère des Affaires des compatriotes d’outre-mer (OCAC), de Taiwan, fournit gratuitement le matériel pédagogique utilisé. 

Alors, si vous habitez dans la région, avec l’AFF, apprendre le chinois devient un jeu d’enfant.

Classes du samedi

Lukang

July 30th, 2007

maison de la vieille rue du marché

Lukang (ou Lugang) (鹿港, littéralement « port du cerf ») est une ville du nord-est du comté de Changhua. Le nom de la ville vient du commerce des peaux de cerfs pendant la période coloniale hollandaise. Troisième ville la plus ancienne après Tainan et Taipei, ce fut le port et la ville d’importance du centre de l’île jusqu’au 18e siècle et au 19e siècle.
Pendant la dynastie Ching, la profondeur du port de Lukang et sa proximité avec la province du Fujian a fait de la ville un important port commercial. A son apogée, entre 1785 et 1845, la population de la ville a atteint 200 000 habitants. C’était la ville la plus peuplée du centre de Taiwan, et la deuxième ville après Taiwan.
L’ensablement du port, puis le refus par la ville de voir les lignes de chemin de fer passer dans la ville ont fait perdre à Lukang sa puissance commercial et a conduit à son déclin. Elle perdit finalement son rôle de ville de première importance au profit des villes proches telles que Changhua et Taichung.
Ce déclin a finalement évité le processus de modernisation de la ville qui a conduit à la démolition de nombreuses constructions historiques à Tainan et Taipei. Grace à cela, Lukang est une ville historique relativement préservée, qui est désormais surtout connue pour son histoire, ses temples, et ses gâteaux Yujhenjhai (玉珍齋).
Le 23e jour du 3e mois lunaire est l’anniversaire de Matsu, déesse de la mer, et ce jour là, le temple de Tienhou est le lieu de célébrations énormes et intenses. A cette occasion, la vieille ville retrouve un peu de sa gloire passée avec de larges foules qui remplissent ses rues étroites.
Dans l’ancien temps, une jeune mariée ne pouvait avoir de meilleurs meubles pour sa dot que ceux fabriqués à Lukang. Aujourd’hui, certains artisans fabriquent encore des meubles en bois traditionnels. L’encens de Lukang est également très renommé.
Le temple de Tienhou (天后宮) est aujourd’hui le résultat d’une rénovation de 1936 faites par les meilleurs maîtres artisans de l’époque. C’est le temple de Matsu, déesse de la mer qui est une des plus révérée à Taiwan, du fait du fort lien de Taiwan avec la mer. L’arrière du temple comporte un musée de la culture de Matsu. Le temple Lungshan (龍山寺) fut le premier temple bouddhiste de Taiwan, construit à l’origine au 17e siècle et maintes fois reconstruit. Il est considéré comme étant le monument de la dynastie Ching le plus beau et le mieux préservé à Taiwan.
La vieille rue du marché (古市街) comporte des immeubles récemment rénovés qui permettent d’avoir une idée de l’atmosphère du Lukang de l’ancien temps. On y trouve par exemple un salon thé où nous nous sommes arrêtés lors de notre visite dans cette ville, qui est entièrement décoré d’objets des années 50/60 et qui vaut vraiment la visite (voir mes photos).
Pour une idée complète des nombreux points d’intérêt touristiques de la ville voir le dépliant en anglais : recto et verso.
Bien que je n’y sois allé pour la première fois qu’en 2006, Lukang fait partie de mon histoire en tant qu’ancien employé d’Acer. C’est là que Stan Shih, le fondateur et ancien PDG d’Acer est né en 1944, et c’est là qu’il a appris les bases du commerce. Un de ceux choisis pour figurer parmi « 60 Years of Asian Heroes » par Time Magazine en 2006, Stan Shih a probablement fait plus que n’importe qui à Taiwan pour promouvoir la qualité des produits « Made in Taiwan » et créer une marque de niveau mondial (Acer est aujourd’hui le 2e fournisseur de PC en France et 4e dans le monde).
C’est en vendant des Å“ufs de canards devant la boutique de papeterie de sa mère (que j’ai eu l’honneur de rencontrer bien plus tard) qu’il a réalisé l’importance de la marge des produits en comparaison avec la durée des produits en stock. Les Å“ufs de canards avaient une marge minime de 10%, mais un taux de renouvellement très important de deux jours, alors que la papeterie avait une marge de 50% à 60%, mais avec des produits restant parfois 3 à 6 mois en magasin. C’est finalement les produits à faible marge qui permettaient des rentrées d’argent plus importantes. Et c’est ainsi que Stan Shih est devenu plus tard le roi du PC compatible avec ses faibles marges, mais ses grandes quantités, que j’ai aidé à vendre pendant quelques années…
Pour y aller depuis Taipei : United Highway Bus. Environ trois heures sont nécessaire pour aller à Lukang depuis Taipei. Les bus directs partent toutes les heures depuis Chengteh Road (au nord de la gare de Taipei) Tél. (02) 2555 0085
Pour y aller depuis Taichung : Prendre le bus pour Lukang à Fuhsing Rd. Sec. 4, No. 179, départ toutes les 15 minutes. Le trajet dure environ 1h ½. Tel. (04) 225 6430
Voir mes photos de Lukang : http://france.formose.net/lukang/

Jiufen et Jinguashi

July 20th, 2007

La Cité des douleurs
Jiufen (九份) et Jinguashi (金瓜石) sont 2 petites villes de montagne au nord-est de Taiwan depuis lesquelles on peut apercevoir l’océan Pacifique. A la fin du 19ème siècle, de l’or a été découvert dans les montagnes et une ruée vers l’or a permis le développement de ce qui n’était alors que de petits villages.
Les activités minières ont périclité après la 2ème guerre mondiale et les mines ont fermé en 1971.
Aujourd’hui, la région est devenue une attraction touristique. En 1989, Hou Hsiao-Hsien y a tourné son film La Cité des douleurs (A City of Sadness), qui montre une famille prise dans le conflit entre les Taiwanais de souche et le gouvernement nationaliste chinois récemment arrivé après la Seconde Guerre mondiale. Ce film a innové en brisant un sujet longtemps tabou. La manière nostalgique dont Jiufen était présentée dans le film, et ensuite dans les médias, a conduit de nombreux Taiwanais a visiter la ville, qui au début des années 90 a commencé à devenir une attraction touristique avec de nombreux magasins de souvenirs et salons de thé ouverts à cette époque.
Jiufen est également devenu populaire auprès des touristes japonais depuis 2001 quand la ville a servi de modèle pour le dessin animé Le Voyage de Chihiro de Hayao Miyazaki.
Jinguashi, située à quelques kilomètres de Jiufen a commencé à attirer les touristes en nombre plus récemment avec l’ouverture du Gold Ecological Park à la fin 2004, qui comprend le musée de la mine et le chalet du prince impérial en style japonais.
De Taipei, on peut prendre le train jusqu’à Ruifang (瑞芳). Et là on n’est plus qu’à environ 15 minutes de Jiufen en bus. On peut également prendre un des nombreux taxis qui attendent à la sortie de la gare. Lors de notre dernière visite, le chauffeur de taxi nous a proposé d’aller d’abord à Jinguashi en passant par le nord via la côte, ce qui nous a permis de découvrir une vieille usine minière désaffectée impressionnante. Ils nous a ensuite attendu pendant notre visite à Jinguashi avant de nous emmener à Jiufen. Le tout pour un prix très raisonnable.
A Jiufen, il faut absolument boire un thé ou déjeuner dans un des salons de thé sympathiques dont on a une très belle vue.
Pour voir des photos de Jiufen et Jinguashi : http://france.formose.net/jiufen/

Stade en folie

May 2nd, 2007

File d'attente

15h00, j’avais rendez-vous avec les camarades de ma section à la station de RER pour prendre le RER
15h11, nous sommes une vingtaine de la section à monter de la RER où nous rejoignons les camarades de notre section sÅ“ur de la ville d’à côté qui sont monté à la station précédente
15h37, nous descendons du RER A à Chatelet les Halles pour prendre le RER B
16h00, arrivée à Cité Universitaire avec une masse d’autres personnes qui se rendent au meeting Charléty
16h10, nous arrivons devant le stade Charléty
16h14, la foule compact ne bouge presque plus. Nous sommes à 100m de l’entrée qui est de l’autre côté du stade.
16h34, 20 mn se sont écoulées et nous avons avancé d’une dizaine de mètres seulement. La foule commence à s’impatienter. Des jeunes décident les uns après les autres d’escalader les grilles qui font 4 ou 5m de haut pour rentrer plus rapidement. Certains les huent en leur disant de patienter comme les autres et d’autres les applaudissent.
Et puis le bruit courre que les portes sont fermées et que le stade est plein. Des cris “ouvrez les portes, ouvrez les portes” fusent à droite et à gauche.
Quelqu’un nous dit au travers des grilles avec un mégaphone que le stade et très plein et qu’ils essaient de libérer une partie de la pelouse pour dégager de l’espace et rouvrir les portes.
De nouveau, des jeunes escaladent les grilles, les cris “ouvrez les portes, ouvrez les portes” sont répétés et les mouvements de la foule commencent à devenir inquiétants. De nombreuses personnes, dont des familles avec de petits enfants jouent des coudes pour quitter le large trottoir où nous sommes massés et pour rejoindre le boulevard sur lequel la circulation a été coupée et où la foule est moins dense.
Une policière ouvre un passage juste devant moi pour permettre à des personnes âgées de quitter la foule. J’en profite pour suivre le groupe et abandonner mon groupe. J’ai décidé, ne pouvant rentrer dans le stade de rentrer chez moi.
16h50, Je traverse le boulevard jusqu’au trottoir d’en face et là je vois plus clairement la masse des militants et sympathisants qui attendent.
En remontant le boulevard jusqu’à la station der RER, la foule est toujours importante qui descend vers le stade. J’entends quelqu’un dans le stade annoncer que nous sommes 15000 dehors à n’avoir pas pu rentrer.
16h03, je reprends le RER B vers Chatelet les Halles
16h16, sur le quai du RER A pour rentrer à Marne la Vallée, je vois arriver sur le quai d’en face le RER B qui va vers Cité Universitaire et je constate qu’il y a toujours une foule importante qui monte à bord, portant des teeshirts Ségosphère ou tenant des banderoles Ségolène Présidente…
16h50, j’arrive chez presque 3 heures après être parti, finalement pas déçu d’avoir fait le déplacement, parce que j’ai pu constater de mes propres yeux l’adhésion populaire que rencontre la candidature de Ségolène Royal. Espérons que cela se traduira dans les urnes dimanche prochain…

Nouvel an chinois

February 26th, 2007

lions

Fêter le Nouvel An chinois en France, c’est un peu comme fêter Noël à Taiwan, il y a l’esprit commercial de la fête, mais c’est plus difficile de trouver son esprit convivial et familial.

Pour ce qui est du côté commercial, certains hypermarchés font des promotions spéciales Asie avec de nombreux produits divers et variés venant de Chine ou d’Asie du sud-est, et puis les médias n’oublient pas de nous rappeler que nous sommes entrées dans l’année du cochon avec des images des célébrations en Chine.

Pour le côté plus convivial et familial, nous ne manquons pas de fêter le nouvel an chez nous avec un repas de 12 plats, tellement copieux que nous ne pouvons pas tous les finir, notamment les poissons, symboles de richesse et d’abondance pour la nouvelle année.

Repas nouvel an

Par contre, il manque le bruit assourdissant et continu des chapelets de pétards qui à Taiwan marque le début de la nouvelle année, dès minuit tapante, et se reproduit sur les jours suivants au fur et à mesure que les commerces rouvrent après les quelques jours de fermeture (qui sont souvent les seuls de l’année). Nous avons heureusement puis en entendre quelques uns à l’occasion de la célébration du nouvel an organisée par le supermarché Tang Frères de Lognes (juste à côté de chez nous), célébration très vivante, en présence du maire de la ville, avec une demie douzaine de lions et qui a duré une bonne heure.

pétards

Une bouffée d’air à côté de la ville

November 26th, 2006

Taiwan Aujourd'hui novembre 2006 

L’article ci-dessous a été publié dans le numéro de novembre 2006 de Taiwan aujourd’hui.  

     La vie à Taipei peut être très trépidante pour ceux qui travaillent dans ses tours de métal et de verre, telles celles qui ont poussé comme des champignons dans le quartier de Xinyi.

     Il peut donc être vital de faire un peu d’exercice lorsqu’on est resté assis des heures devant son ordinateur. Il y a bien sûr la possibilité d’aller dans un des nombreux clubs de gym de Taipei, mais une alternative est la ballade dans la nature. Taipei est entourée de montagnes, parmi lesquelles celles du Parc national de Yangmingshan par exemple, mais pour ceux qui se trouvent plus à l’est,, à quelques pas seulement de la tour Taipei 101, quatre collines portant des noms d’animaux sont la destination idéale pour échapper rapidement aux rues bondées.

Escaliers

     À première vue, les montagnes ne sont pas très élevées, la plus haute, celle de l’Éléphant, atteignant 180 m, c’est-à-dire bien moins que la tour Taipei 101. Cependant, certains des escaliers qui la parcourent sont relativement escarpés, et même en partant très tôt le matin pour éviter la chaleur, on est très facilement en nage. Mais ces portions sont relativement courtes, et il y en a d’autres plus faciles, ainsi que des chemins presque plats sur les sommets. Il y a plusieurs kilomètres de sentiers principaux – tous pavés récemment avec du grès –, ainsi que des sentiers secondaires un peu moins bien entretenus mais tout aussi praticables.

Lézards     La végétation dans le parc est luxuriante, avec notamment des fougères pouvant atteindre jusqu’à 5 m de haut, diverses espèces de ficus, des bambous et de nombreuses fleurs. Il y a également une riche présence animale, avec de nombreux papillons, différentes espèces de grenouilles, d’écureuils, de lézard, d’oiseaux, comme les perdrix des bambous ou les monarques bleus, et une grande variété d’insectes.

     Les sentiers offrent par endroits de superbes vues sur Taipei permettant de faire de très belles photos, lorsque le ciel est dégagé. Les meilleurs moments sont avant et après un typhon. À distances régulières, des pavillons permettent de s’asseoir à l’ombre pour reprendre son souffle ou discuter entre amis. Quelques espaces ont même été aménagés pour jouer au badminton ou faire des exercices physiques.

     Que vous vouliez prendre une bouffée d’air frais, faire un peu ou beaucoup de sport, admirer le paysage urbain ou la nature, ces collines vous attendent.

Cliquez ici pour une sélection de mes photos de ballades

Comment y accéder :
L’un des points principaux d’accès aux sentiers se trouve au bout de la Lane 150 de l’avenue Xinyi Lu, qui part en face de la rue Zuangjing, à son intersection avec la rue Sungren.
L’arrêt est celui de l’école élémentaire Wuxing, desservi les bus numéros n° 1, 22, 33, 38, 226, 266 et 288.

sous les voitures, la verdure

November 6th, 2006

Taiwan Aujourd'hui - octobre 2006

L’article ci-dessous a été publié dans le numéro d’octobre 2006 de Taiwan aujourd’hui. Mon premier article publié dans ce magazine.

     Les premières choses qui frappent lorsqu’on entre dans le Marché aux fleurs de Jianguo, ce sont les couleurs et la fraîcheur. Alors qu’en plein été il peut faire 36°C à midi à Taipei, cette fraîcheur est très surprenante. Elle s’explique par le fait que le marché est caché sous une voie express surélevée et que des brumisateurs pulvérisent dans l’air, à intervalles régulier, une très fine vapeur d’eau, sans nul doute destinées aux plantes, mais dont bénéficient aussi les visiteurs. Le camaïeu des couleurs est bien entendu dû à la profusion de fleurs et de plantes exposées des deux côtés de l’allée centrale du marché.
Marché aux Fleurs
     Après quelques pas, le visiteur ne sait plus de quel côté regarder, l’œil est attiré par les couleurs vives des diverses fleurs en pot ou en bouquet, orchidées ou roses notamment. À droite il y a des bonsaïs et des plantes vertes, puis à gauche des cactus et des plantes grasses, un peu plus loin, ce sont des bambous en bottes et des arbres prêts à replanter : orangers, citronniers et citronniers du Japon.
     Mais le marché aux fleurs, c’est aussi le paradis pour ceux qui ont la main verte, avec des sacs de terreau, divers types d’engrais et des outils de jardinage, que ce soit pour utiliser sur un balcon ou dans un jardin.
     Il y a bien sûr également des pots et des jardinières de toutes les formes et de toutes les couleurs, ainsi que tout ce qui est nécessaire à la décoration d’un jardin, depuis les lampes d’extérieur à poser à côté de la table de jardin jusqu’au gravier noir, blanc ou multicolore et aux nains de jardin, en passant par les animaux décoratifs et les fontaines de toutes tailles. Et pour ceux qui ne s’y connaissent pas beaucoup, des stands vendent des livres divers et variés, sur le jardinage, la culture des orchidées, la création et l’entretien des bonsaïs ou même la cuisine.
     C’est ici est le bon endroit pour acheter des roses fraîchement coupées ou une composition florales pour agrémenter le salon. Les fleurs y sont moins chères que chez un fleuriste, et le marchandage est plus fréquent lorsqu’on approche l’heure de fermeture, à 17 h. La douzaine de roses est alors presque donnée pour environ 100 dollars taiwanais selon la variété et la saison.
     Les orchidées, qu’on associent le plus à Taiwan, coûtent 200 dollars pour les plus ordinaires mais peuvent aller jusqu’à 3000 dollars pour des fleurs de très bonnes qualité, comme celles vendues par M. Hsu qui tient un stand au marché depuis 20 ans et dont l’une des orchidées a été primée aux championnats du monde l’année dernière, au Japon.
     Ce sont souvent ces orchidées de qualité qui attirent les touristes étrangers noyés dans la foule des 20 000 à 30 000 personnes qui visitent le marché aux fleurs chaque week-end. Certains viennent même spécialement à Taiwan pour elles. Mark Mills, un Canadien, effectue par exemple une visite annuelle à Taipei depuis 12 ans, et le marché aux fleurs est en général le but de sa première ballade dès sa sortie d’avion. Pour lui, c’est un lieu unique et qui permet à chaque fois de découvrir  de nouvelles variétés ou croisements d’orchidées, que ce soit des cattleyas, des phalaenopsis ou des sabots de Vénus.
Marché au Fleurs
     Une autre des attractions du Marché aux fleurs est la grande quantité de bonsaïs qui y sont vendus. Ceux qui aiment les bonsaïs peuvent y trouver leur bonheur, quels que soient leur goût et leur budget. Les plus petits ne font qu’une vingtaine de centimètres et vous pouvez en rapporter un chez vous pour 2000 dollars. Les plus grands peuvent dépasser le mètre, et les plus beaux dépasser les 100 000 dollars, avec des arbres ayant parfois 50 ans d’âge et qui ont déjà changé plusieurs fois de propriétaire. Les plus spectaculaires sont probablement les genévriers de Formose qui semblent avoir passé un siècle ou deux sur une montagne élevée, tout en s’adaptant à un environnement difficile.
     En traversant la rue Renai et en remontant vers le nord, on arrive au Marché aux jades qui se tient aussi le week-end et est, dans son style, un des plus grand d’Asie. Il est beaucoup plus petit et plus dense que le Marché aux fleurs, mais dans cette petite surface est proposée une grande variété de gemmes et de bijoux.
     Les jades dominent, mais on trouve des perles, des améthystes et de nombreuses autres pierres semi-précieuses originaire d’Asie ou d’ailleurs. En plus des bracelets, des colliers et des boucles d’oreilles, on peut aussi y acheter des sculptures, depuis les copies du chou chinois en jade exposé au musée national du Palais, jusqu’à la belle statue de bouddha mesurant un mètre de haut.
     De nombreuses pierres sont vendues non montées. Le marchandage est conseillée, mais il n’y a pas de règle générale. Certains acheteurs arrivent à négocier jusqu’à 50% de moins sur le prix annoncé. Cela dit, il est préférable de décider dès le départ la limite que vous ne souhaitez pas dépasser et de vous y cantonner. Les vendeurs du Marché aux jades sont en général honnêtes et diront aux clients si un produit est du jade ou non. Cependant, pour acheter un produit de plus haute qualité, il est préférable de s’y connaître ou de se faire accompagner d’un ami expert.

Comment s’y rendre ?
     Le mieux est probablement de prendre un bus pour éviter des problèmes de parking (les deux marchés occupant des espaces qui sont habituellement des parcs de stationnement).
     Près de l’entrée du Marché aux fleurs côté avenue Xinyi, l’arrêt de bus est à l’intersection avec Jianguo Sud. Les lignes sont la 0 Est, la 20, la 22, la 38, la 204 et la Xinyi.
     Côté avenue Renai, l’arrêt de bus se trouve au croisement avec l’avenue Jianguo Sud. Là sont desservies les lignes 37, 245, 261, 263, 270, 311, 621, 630, 651 et 665.

 

Haïku

October 22nd, 2006

Je me suis essayé aux haïkus, en voici trois :

Tourbillons roses et blancs
Emportées par le vent
Fleurs de printemps

                                            Carré de lumière
                                            Éclairant la nuit
                                            Lune du printemps

Branches à nouveau vertes et fleuries
À côté de rameaux déjà jaunis
Marronniers en zizanie

Et en prime une de mes photos personnelles préférées :